24.04.2008
Postface
Comme vous le savez peut-être si vous avez un peu suivi ce blog, il s'agit de mon dernier message ici... Ce blog m'a accompagnée depuis mars 2005, j'ai pu y écrire ce qui me tenait à coeur.
Mais je ne publie plus guère sur la toile les textes que j'écris, car je suis en train de construire un recueil avec ces textes et avec d'autres. Certains nécessitent de grands changements, tandis que d'autres sont presque terminés et que d'autres sont tout simplement bons à jeter (quand même pas, mais en tout cas ils n'ont pas leur place dans mon recueil ^^".
Merci à tous de m'avoir soutenue durant tout ce temps -en particulier deux ou trois personnes qui se reconnaîtront à coup sûr =)-, et je vous invite dès à présent à venir visiter mon nouveau blog, dont le contenu sera différent. Il sera peut-être plus classique (mais rassurez-vous, je ne passerai pas mon temps à poster des photos de moi en écrivant simplement : "Laché dé kom !!!!!!"), mais j'essaierai tout de même d'y mettre des créations, et pas seulement des pensées fugitives... Enfin tout n'est pas encore décidé, je pense que je verrai ça petit à petit. Vos commentaires seront les bienvenus =)
Pour ce dernier message, je pense que je vais mettre une liste des textes (et autres) postés sur ce blog, pour ceux qui n'arriveraient que maintenant. Je laisse bien sûr tous ces textes en ligne, et ce blog en son état.
Les Photos
Mauvaise herbe - 5 mai 2007
Bambous - 21 avril 2007
Printemps - 26 mars 2006
Les textes
Seule - 22 mars 2005
Taches rouges sur fond gris - 17 mars 2005
Le lit - 1 avril 2005
La petite fille neige - 2 avril 2005
Délivrance - 6 avril 2005
Adieu sans regret - 10 avril 2005
Retrouvailles ajournées - 12 avril 2005
Rêve - 15 avril 2005
Une bulle - 13 avril 2005
La petite fille et la neige - 16 avril 2005
L'inconnu - 17 avril 2005
La pluie - 23 avril 2005
Humanité - 8 mai 2005
Oubli - 9 juillet 2005
Il ne viendra pas - 11 juillet 2005
Le portrait - 21 juillet 2005
A Claire - 25 août 2005
Eloge de la Nuit - 17 septembre 2005
Pluie - 9 septembre 2005
Un sourire - 14 septembre 2005
Un inconnu - 30 septembre 2005
Au fond d'une cave - 14 octobre 2005
Un rêve... - 22 octobre 2005
Le lynx - 29 octobre 2005
Instinct grégaire - 10 novembre 2005
Petits Haïkus du matin au réveil - 4 décembre 2005
Noël en Provence - 17 décembre 2005
Le primate - 19 décembre 2005
Si oiseau j'étais - 13 janvier 2006
Derrière le miroir - 21 janvier 2006
Abandon - 27 janvier 2006
Aspiration - 4 février 2006
Le lai de Lilya - 22 février 2006
Méditation - 3 mars 2006
La savante - 31 mars 2006
La mariée - 29 avril 2006
Orage en été - 20 août 2006
Eternité - 23 octobre 2006
Fuite - 13 décembre 2006
Hommage - 14 avril 2007
Roman
Chapitre I - 11 mars 2005
Chapitre II - 6 mai 2005
Chapitre III - 18 août 2005
Les dessins
Cerf - 23 mars 2005
T (Titania) - 16 octobre 2005
Chambre - 26 octobre 2005
Illustration - 31 décembre 2005
Voeux - 10 février 2006
La fée Clochette - 20 juillet 2006
Fourreux - 20 février 2006
Naruto - 18 août 2006
Hinata - 11 septembre 2006
Laura - 17 septembre 2006
Dream - 14 octobre 2006
Dream (suite) - 30 octobre 2006
Portrait - 3 décembre 2006
Dream (en soie) - 20 décembre 2006
Montage photoshop - 17 mars 2007
Divers
Bon je n'ai pas super envie de faire la liste de ces messages, mais je le fais quand même, histoire que ce soit complet ^^
Message d'accueil - 18 mars 2005
Les voitures - 18 mars 2005
Le Sage de la Montagne (pensée) - 21 mars 2005 Questionnaire TPE - 7 avril 2005
Un monde - 9 avril 2005
Histoire d'un lutin - 11 avril 2005
Blog de Shamis - 16 avril 2005
Pause - 17 avril 2005
Histoire d'un lutin (suite) - 8 juillet 2005
Premier pas - 4 septembre 2005
Automne - 15 janvier 2006
La parabole du nouveau sage, ou comment le vieux sage se fit plumer par un noob - 24 février 2006
Le printemps des auteurs - 11 mars 2006
Stage d'écriture à Mezel - 18 mars 2006
Passage - 16 juin 2006
Stage d'écriture à Nîmes - 20 juin 2006
Qui suis-je ? - 5 novembre 2006
Nouvelle année - 31 décembre 2006
Déprime - 6 janvier 2007
Mise au point - 1 mai 2007
Retour de la louve - 2 février 2008
Vous pouvez bien évidemment continuer à poster des commentaires, que je lirai (presque) à coup sûr (je ne suis pas prévenue des nouveaux commentaires, donc je ne peux rien garantir à 100%...)
Pour mon nouveau blog, c'est ici :
Le premier message y sera posté le 28 avril à minuit, n'hésitez pas à visiter et à laisser une trace de votre passage =)
22:26
Écrit par © Amandine Remy
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02.02.2008
Retour de la louve ?
Bonjour à tous =)
Cela fait près d'un an que je n'ai rien posté sur ce blog, qui m'a pourtant accompagnée pendant plus de deux ans... Depuis la dernière fois, de l'eau a coulé sous les ponts, et j'ai traversé des périodes intenses comme d'autres plus tranquilles... Il m'est arrivé d'en baver, et c'est uniquement par ma faute.
En tout cas, les partiels de janvier sont terminés, je devrai bientôt avoir les résultats, et j'ai peut-être envie de faire un retour... Notamment grâce à une personne en particulier, qui m'a souvent demandé pourquoi je ne postais plus rien sur ce blog...
Et maintenant que j'y suis, j'hésite... J'hésite entre continuer sur ce blog et en créer un autre qui serait, en quelque sorte, la suite de celui-ci. Car le contenu risque d'être un peu différent. Moins de textes, car comme je l'ai déjà dit, j'aimerai bien publier un jour, et je ne voudrais pas que des portes me soient fermées à cause d'un blog ^^ En revanche, plus de dessins, plus de photos, et pourquoi pas, de temps à autres, une pensée, un point sur mes préoccupations actuelles.
Voilà, je ne sais pas ce que vous en pensez, à vrai dire, je ne sais même pas s'il y a des gens qui viennent encore, de temps à autre, mais si jamais vous venez, dites-moi ce que vous en pensez =)
A bientôt, j'espère !
16:44
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05.05.2007
Mauvaise herbe

11:26
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01.05.2007
Une petite mise au point...
La déprime serait-elle en train de continuer ? Eh bien non, pas vraiment... Quoi que ça ne soit pas non plus la grande forme. Mais passons, ça n'est pas le but de ce message.J'ai écrit peu de textes, en quelques mois, mais tout de même quelques uns. Pourtant, je ne les ai pas publiés. En effet, j'espère être éditée, et je ne voudrai pas que l'on me refuse mes textes à cause de leur publication préalable sur un blog. Je ne sais pas vraiment si ça peut jouer, mais je préfère éviter...Cependant, il y a certains textes que je ne pense pas publier, et puis il m'arrive également de dessiner ou de faire de la photo, donc ce blog ne demeurera pas inchangé trop longtemps.Encore désolée.
15:31
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21.04.2007
Bambous

14:05
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14.04.2007
Keii, Hommage.
Hommage
Il y avait toi, et ton souffle, et ton parfum ;
Il y avait nous, silencieux, baignés de larmes ;
Il y avait le ciel et ses reflets de parme ;
Il y avait les autres, ceux qui rient haut, enfin.
Il y avait les larmes, il y avait la peur,
La peur d’un lendemain, aussi sourde fût-elle.
Il y avait l’Amour, profond et éternel ;
Et l’espoir perdurait, bien qu’il ne fût qu’un leurre.
Et chacun se mentait : « Pas encore, pas déjà… »
Et lorsque enfin on réalise que c’est la fin,
Alors toutes nos solides barrières tombent,
Erigées avec soin, balayées par le flot.
Et les larmes coulent : c’est un Adieu, aujourd’hui.
C’en est fini, c’était le dernier au revoir.
Plus jamais ton sourire, ton infinie tendresse ;
Plus jamais tes comptines et tes jeux favoris ;
Plus jamais ton savoir, ton latin ni son grec.
C’en est fini, c’était le dernier au revoir.
Puis les reflets du ciel se sont teintés de nuit,
Dans un ultime souffle tu as quitté la vie
Pour une autre, meilleure, nous l’espérons de tout cœur.
Et ils se sont levés pour un dernier baiser,
Les yeux emplis de larmes, le cœur empli d’espoir.
La maladie, nous la voulons tous oublier ;
Ton visage, ton souvenir à jamais gravés.
Il y avait toi, et ton souffle, et ton parfum ;
Il y avait ma peur, il y avait mes larmes ;
Il y avait le ciel et ses reflets de parme.
A jamais dans mon cœur, ton souvenir, Mamie.
12:40
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17.03.2007
Photoshop

22:37
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06.01.2007
Première semaine de l’année, première petite déprime…
Bon, pourquoi déprimer ? Il fait beau, c'est encore les vacances, l'ordi marche, depuis hier le petit forum reprend son essor... Alors, pourquoi se plaindre ? Les partiels ! Les partiels ! Vous les aviez oubliés, ceux-là ? Pas moi, malheureusement... -_- Et les révisions n'ont pas tellement avancé. Pourquoi ? Aucune idée ! C'est trop dur, la voilà, la raison. En chimie, sur trois matières, il y en a une que je maîtrise plutôt, une un peu et la troisième pas du tout. En physique c'est chaud, en maths j'ai oublié quelques formules, et j'ai à peine commencé à réviser la bio et biochimie, ne parlons même pas de la géologie ! Je sens que je vais foirer mes partiels en BEAUTE (comme dirait Homer). Et j'ai peur de décevoir mon entourage. J'ai des profs qui n'arrêtent pas de me surestimer (tu m'as l'air très intelligente, c'est excellent, blablabla...), et du coup je me descends un max. Ah la la, la conscience, c'est compliqué ! J'ai parfois l'impression de faire exprès de foirer pour montrer à tout le monde comment ils se sont trompés ! Car finalement, je n'ai aucune idée quant à savoir s'ils disent vrai ou non. Je ne suis certainement pas conne, mais de là à être une lumière... lol Bref ça me saoule.
Allez, pour pousser un peu plus loin ce coup de gueule hivernal, j'ai fait le rappel du DT Polio il y a trois jours, depuis j'ai une induration douloureuse du bras, et puis j'ai eu le tournis, failli m'évanouir, des élancement à l'arrière du crâne. Et pour couronner le tout, j'ai eu le dos bloqué pendant la moitié des vacances, donc je n'arrivais pas à dormir, ni à me concentrer, ni à jouer du piano. Foutue constitution (Là j'ai au moins un malus de 3 ou 4 ^^) !!
Bon, eh bien je crois que j'en ai fini, vous allez pouvoir enfin arrêter de lire ma vie passionnante et vaquer à d'autres occupations... ^^ Je vous souhaite un bon dimanche, une bonne... re... (Allez, on se lance ! Hardi !) ... Prise, voire de bons partiels pour les joyeux étudiants courageux... ='(
22:52
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31.12.2006
Bonne année !
C'est qu'un certain forum me prend beaucoup de mon temps, et puis la culpabilité me ronge... Ou presque. Eh oui ! Les révisions avancent à une vitesse se rapprochant de celle de Helix pomatia (Google est votre ami XD), et je ne peux pas dire que j'en sois fière ! Mais je n'y arrive pas, c'est trop dur...
Toujours est-il que voici un petit passage sur mon blog pour vous souhaiter, un peu en avance, une excellente année 2007, pleine de bonheur, de bonne santé, de bonnes notes, de réussite, bref une excellente année 2007 ! =)
Et puis, comme je me rends compte que je ne l'ai pas encore fait, je vous souhaite également un joyeux Noël, certes un peu en retard... ^^
18:35
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20.12.2006
En soie, enfin !

Notamment, des traits pas très réguliers, des taches, des ombres difficiles à réaliser, et les traits dans la planète censés éviter les auréoles, et censés être transparents... ^^ Mais je suis plutôt satisfaite. J'ai fini. C'est un tableau assez grand (68cm*100cm), les couleurs sont bien vives, et je vais pouvoir décorer ma chambre ^^.
Bon, je me suis rendue compte que la photo n'est pas excellente, les couleurs sont un peu ternes par rapport à l'original. Mais c'est l'appareil de ma mère, et elle part à Paris, donc j'essaierai de refaire une photo en lumière naturelle après Noël. Pour le moment, j'ai fait quelques réglages qui améliorent quelque peu la qualité.
Qu'en pensez-vous ?
13:57
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13.12.2006
Fuite
Soudain, elle le voit. Il est là, devant elle, dans son costume noir et gris qu’elle abhorre, ses lunettes noires posées sur son nez. Ses lunettes font peur à la jeune fille, qui ne peut sonder le regard de cet homme. Lui lève son pistolet, elle panique. Elle a peur, plus peur que jamais. Le coup part. Elle court. Elle court pour fuir cet homme, pour fuir son arme. Elle ne se retourne pas. Elle a trop peur. Peur d’être poursuivie. Elle sait qu’elle est poursuivie. Au coup de feu, la foule s’est mise à crier plus fort, comme en proie à une panique irraisonnée. Mais la foule ne l’aide pas. Elle est seule.
La jeune fille court, encore et encore. Elle fuit, le plus loin possible, espérant pouvoir le semer… Impossible, elle le sait. Il la retrouvera toujours. Il lui semble qu’elle tourne en rond. Elle ignore où aller pour lui échapper. Il la retrouvera toujours. Où qu’elle aille. Quelle que soit sa route. Quelle que soit sa vie. Elle ne saurait trouver un lieu de liberté. Utopie. La jeune fille entend des pas, derrière elle, des pas précipités. Ils sont lancés à sa recherche. Bientôt, ils la rattraperont. La jeune fille allonge le pas. Elle veut leur échapper, elle ne veut pas mourir. Elle est trop jeune pour mourir.
Ses yeux se baissent, comme pour éviter de trébucher. Son regard rencontre la route. Elle est rouge, comme teintée de sang. La jeune fille ferme les yeux. Mieux vaut penser à autre chose. Ses pensées se perdent, errent, là où il fait beau, là où elle n’est pas poursuivie. Et soudain, il lui semble voler. Un sang nouveau coule dans ses veines, fait de jubilation et de bonheur. Il existe un endroit où l’on la laissera en paix. Elle en est persuadée. Cette pensée l’aide à avancer, encore, encore. Son pas s’allonge davantage. Elle gagne du terrain. Serait-il possible qu’elle parvienne, enfin, à leur échapper ? Qu’elle trouve une échappatoire ? Non l’une de celles, traîtres, qui vous trompent, et par lesquelles vous retomberez un jour. Mais une véritable échappatoire, qui vous sauve, à tout jamais.
La jeune fille court encore. Son regard a changé. L’on peut certes y voir encore une marque d’effroi. Mais il n’est plus seul. Son regard est déterminé. Elle sait désormais qu’elle peut les vaincre. Plus légère, elle fuit en douceur. Nul n’a pu occulter ce fait. Elle court comme jamais elle a couru. Bientôt, elle sera enfin heureuse. Très bientôt. Un virage. Celui de sa sauvegarde. Elle court encore, regarde autour d’elle. Elle ne voit pas le trait blanc qu’elle foule. Elle ne voit plus qu’une chose. Elle le voit, lui. L’homme armé. Elle est lasse de courir. Lasse de fuir. Ses yeux s’exorbitent. Elle a tourné en rond. Lui n’a pas bougé. Il l’attendait. Il savait qu’elle reviendrait. Elle ne pouvait que revenir. Il n’y avait pas d’issue.
La jeune fille s’effondre, résignée. Elle acceptera la mort, si celle-ci doit se présenter. Mais elle a peur.
Soudain, la foule hurle, plus fort que jamais. Peut-être a-t-il déjà levé son arme vers elle. Elle attend… Rien ne vient. Elle ouvre les yeux. La foule semble nager en plein délire. Tous l’observent, tous l’acclament. Elle entend, petit à petit, arriver ses poursuivants. Elle les aurait semés. Elle en avait la capacité. Mais elle avait fini par en oublier celui qu’elle craignait le plus. Elle les voit arriver, derrière elle, bras et jambes nus, essoufflées. Elles s’approchent d’elle, la félicitent. Elle a gagné la course. Nul ne s’y attendait. Elle ne comprend pas, se relève, les yeux vides, mais non encore rassurés. Puis elle part, ignorant la liesse qui l’environne. Ils ne l’ont pas tuée, pour cette fois. Elle a un répit. La prochaine fois, elle parviendra à leur échapper.
Une jeune fille erre au milieu d’un stade. Autour d’elle, la foule. Dehors, une grande voiture blanche et bleue semble attendre quelque chose…
11:37
Écrit par © Amandine Remy
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03.12.2006
(Auto)portrait

Bon, la qualité d'image n'est pas extraordinaire, c'est du au fait que le scan était très pale, et j'ai essayé de le foncer, mais du coup ça fait ressortir tous les traits de crayons. Qu'en pensez-vous ?
12:21
Écrit par © Amandine Remy
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05.11.2006
Qui suis-je ?
19:34
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30.10.2006
Dream (suite)

17:21
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23.10.2006
Eternité
Il était encore innocent, il était jeune, encore, il ne savait rien des douleurs de la vie, Ô combien perfide, qui se joue de nos peurs, de nos pleurs. Il ne connaissait de la terre que ses couleurs, que ses chants et ses jeux. Son regard s’égarait parmi les arbres toujours semblables, glissait le long des pierres blanches, fuyait au firmament, s’envolait et puis demeurait là-haut, admirait la terre depuis les nuages, se mêlait à la pluie et au vent. Et puis le jeune homme pensait, murmurait des poèmes d’amour, et puis souriait. Il vivait dans un monde qui était autre, il vivait dans un monde fait de rêveries et de poésie, un monde où la vie nous sourit, un monde où les héros surpassent tous les mauvais.
Mais un jour, tout vieillit sourdement. Les arbres avaient perdu de leur jeunesse et de leur superbe, le ciel avait pris des teintes grises. Tout était si beau, autrefois. Le jeune homme était devenu un homme. Comme ça, subitement. Il avait perdu ses rêves, il ne vivait plus dans un monde fait de poèmes et de joies, non. La réalité l’avait rattrapé, l’avait submergé, l’avait englouti. Lui qui croyait tout immuable et éternel avait connu la douleur.
Tout semblait fixé, immobile, immuable. Et pourtant, le temps s’empare de ceux qu’on aime, un jour, nous sépare, et l’on se sent abandonné, et dès lors, on comprend que rien ne sera jamais plus comme avant. Car on a connu la douleur, et les pleurs, et car la peur nous prend, pour ne plus jamais nous quitter totalement. Tout semblait fixé, immobile, immuable. Les maisons n’avaient pas changé, les forêts étaient demeurées les mêmes. Le jeune homme, chaque matin, frôlait ces buissons aux senteurs d’éternité, chaque matin il voyait les montagnes, à l’horizon, toujours aussi belles et majestueuses. Son regard était demeuré gris, mais un éclat de sagesse avait pris la place des pierres étincelantes de joie de vivre. Un vent matinal balaya la large allée pavée, et le jeune homme alors rejeta la tête en arrière, sourit, et hurla son amour. Ce matin-là, son regard ne s’égara pas. Car le jeune homme était devenu homme.
18:42
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14.10.2006
Dream



17:47
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17.09.2006
Portrait

17:35
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11.09.2006
Hinata Hyuga

Les traits ont été foncés à l'aide d'un logiciel de retouche, afin que l'effet soit meilleur.
Encore une fois, n'hésitez pas à poster des commentaires !
20:18
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20.08.2006
Orage en été
Le temps semble suspendu, tout est désert, et la tempête se lève et puis forcit. L’air se fait plus lourd, plus chaud, et en même temps, plus frais. Et puis soudain, le ciel s’illumine, et le tonnerre gronde. Les nuages alors envoient vers la Terre des perles d’argent, et les landes se mettent à briller, comme illuminées par des myriades d’étoiles infiniment fines, et l’étendue limpide de l’océan se met à miroiter, parcourue d’éclats argentés, multicolores, chatoyants. Et toujours, le tonnerre gronde, et la pluie tombe, coule et roule le long des hautes herbes, et le vent souffle.
Au milieu de ce tumulte silencieux avance une petite silhouette solitaire, sans un bruit. La petite fille erre sans but, les yeux grands ouverts, le regard émerveillé porté vers le firmament. Elle admire l’infinie magnificence, la violence et la majesté de l’orage estival. Ses joues, ses cheveux, ses bras nus et sa robe pourpre ruissellent. La petite fille est trempée, elle a froid, elle a peur. Et pourtant, elle demeure là, sous la colère du ciel. Car quel bonheur complet que de pouvoir admirer cette colère ! Quelle sérénité profonde se dégage de cette sérénité si parfaite, de ce spectacle surprenant.
C’est dans ces instants de solitude et d’isolement, lorsqu’elle est loin de tout, lorsqu’elle se sent si petite, si insignifiante, que la petite fille parvient à demeurer sereine. L’orage en été lui donne une occasion supplémentaire de humer le parfum de la terre fraîchement arrosée, l’herbe coupée et la forêt dansant sous le vent.
16:50
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18.08.2006
Naruto

Ce dessin a été réalisé il y a quelques jours, sur la demande de Clara.
N'hésitez pas à laisser des commentaires, ils seront les bienvenus !
11:25
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20.07.2006
Fourreux

Fourreux est le compagnon de Pelisse dans La Quête de l'Oiseau du Temps, de Loisel...
Encore un dessin réalisé il y a longtemps ^^
Le scann a été refait, la qualité est nettement meilleure :D
21:35
Écrit par © Amandine Remy
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La fée Clochette

Voici un vieux dessin de la fée Clochette (d'après Peter Pan, de Loisel). J'attends vos commentaires :D
14:53
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20.06.2006
Ecrits à Nîmes
Stage d’écriture
10 et 11 Juin 2006 à Nîmes
Compte rendu
Cette fois, c’est à la maison qu’a lieu le stage. La date ne m’enchante pas, même si à l’époque ça ne me gênait pas outre mesure : car les révisions se font pressantes, le bac approche à grands pas, et j’ai l’impression de n’avoir rien fait, ou si peu… Enfin bref, ma mère tente de me convaincre de faire le stage du début à la fin (d’ailleurs je finirai par me laisser convaincre, faut dire que ma mère faisait comprendre à tout le monde que j’avais « déjà beaucoup travaillé, qu’il ne faut pas trop travailler, etc. », en bref l’inverse de ce que disent les parents en général xD) Enfin bref. Les participants arrivent aux alentours de quinze heures (personne ne s’est perdu, cette fois), et on commence après avoir un peu discuté. Il y a deux « petits nouveaux », qui ne sont autres que le frère d’une participante, Michel, ainsi que ma tante, Geneviève. Et il y a un noyau dur qui reste depuis le premier stage, constitué de Michel, l’organisateur, Pierre et Jean Pierre, Anne, et Dominique.
La première production vient d’une idée de Geneviève, sur le principe de Trois p’tits chats, Chapeau d’paille, Paillasson, Somnambule, et cætera. Chacun écrit donc une liste de mots qui se suivent, pas forcément de trois syllabes. Pourtant, nous avons remarqué que dans beaucoup de listes il y a un bon nombre de mots de trois syllabes, ce qui montre qu’on est toujours induit par notre expérience. En précisant bien sûr que nous sommes invités à produire une liste de mots qui se suivent, mais également à désobéir joyeusement aux consignes. Je dois dire que je n’ai pas été très inspirée, mais voici tout de même ma liste :
Mie de pain – Pin parasol – Solitaire – Terre mère – Mer – Merveilleux – Yeux de loup – L’ouragan – Gant de soie – Soi – Soirée – Rémanent – En tissu – Sûrement – Mentir – Tirailler
Il paraît que cette liste me ressemble, je ne saurai le dire en tout cas…
Pour continuer dans les jeux de mots (au sens littéral), Jean Pierre propose des mots-valises. Il s’agit de former à partir de deux mots (ou plus, pourquoi pas) un autre mot. Par exemple, ordinateur et pinceau pourraient former « Ordiceau », ce qui pourrait être un ordinateur particulier servant aux arts plastiques.
Mes mots-valises sont :
Désable, qui est, selon moi, un désert de sable, mais qui, selon Geneviève, est le caractère désagréable du vent à la plage, qui empêche, notamment, de manger des sandwiches.
Etucin, un étudiant en médecine
Aniteur, un animal prédateur, qui prendra de nombreux sens, un peu plus tard.
Après cette création de mots, nous les échangeons et devons trouver des définitions (en sachant qu’on ne connaît pas les mots de départ)
Pour moi, voici ce que signifient Peinfiture, Tablottin et Thébut :
La peinfiture est un fluide transparent, à base de morceaux de fruits et de gelée, utilisée généralement pour la coloration de tableaux de maîtres. Elle est utilisée depuis les années 1980 par un groupe d’artistes dits « dissidents », qui « désiraient donner plus de relief » à leurs œuvres. Et en effet, les morceaux permettent des reliefs originaux, tandis que la gelée donne un aspect vernis au tableau, et incite quelques insectes à prendre part à la réalisation artistique. Ainsi, la première abeille peinfiturée fut retrouvée en Juin 1980 sur un tableau qui représentait un champ de fleurs, intitulé « Champ de fleurs ».
Un tablottin est un tableau issu du mouvement artistique post-satanique, sur lequel sont représentés des diablotins farceurs. Ce mouvement post-satanique est particulièrement présent chez les artistes de l’ancienne école florentine, étrangement, et consiste en un joyeux mélange de couleurs vives, qui enchantent souvent les enfants parisiens (allez savoir pourquoi…). Les tablottins sont généralement de grande taille et ornent les coupoles des églises gothiques du Moyen-âge, ce qui incite la jeunesse parisienne à fréquenter les églises plus que de coutume. Il semblerait qu’il y ait une part de magie dans cet attrait, c’est pourquoi les chefs des gouvernements s’interrogent depuis près de vingt ans sur une possible censure…
Un thébut est une offrande ou un impôt, dans certaines anciennes colonies, consistant en sacs de feuilles de thé, que devaient les paysans producteurs de thé ou de blé (mystérieusement) aux colons ainsi qu’aux chefs ou rois locaux.
Avec cet « exercice », nous avons eu droit à bon nombre de définitions parfaitement hilarantes, comme on pouvait le prévoir avec un tel groupe. Malheureusement, on n’a jamais appris les définitions originelles des mots définis. Pour continuer le stage, on se propose de refaire une définition, mais cette fois avec le même mot pour tous. Le mot vient de Anne, et il s’agit d’Influxdomtom.
INFLUXDOMTOM : Sigle géopolitique désignant une contrée étrange et lointaine, insulaire, dont nous tairons le nom par discrétion. Cette île, sensiblement de la taille de la Terre, située au large des côtes françaises méditerranéennes, connut une histoire sanglante durant dix millénaires, jusqu’à l’apparition de l’Homme moderne, aussi nommé Homo Sapiens du fait de la sagesse qu’il s’était lui-même déclaré posséder (on ne put d’ailleurs jamais vérifier l’existence de cette sagesse, car l’Homme moderne, aussi nommé Homo Sapiens, disparut le 30 Juin de la 2006ème année de leur calendrier, au profit des Surhumains prônés par Nietzsche, à savoir… Nous, habitants de l’INFLUXDOMTOM, notamment. Cette île, donc, INFLUXDOMTOM (dont nous tairons le nom par soucis de discrétion), le 30ème jour de sa dix millième année, lorsque naquit le premier Homo Sapiens (qui était, il faut bien le dire, un enfant colérique et capricieux), connut une paix durable, qui dura dix mille ans supplémentaires, et qui continue encore aujourd’hui. Nul ne comprit jamais le brusque arrêt de la violence […].
Le […] à la fin, signifie que je n’ai pas eu le temps de terminer. Sur ce texte, nous avons eu beaucoup de Dominique et Thomas ou Saint Dominique et Saint Thomas d’Aquin, voire Saint Domingue… A nouveau, nous avons bien ri. Et pour continuer dans la joie, je ne sais plus qui propose cela, cela vient peut-être d’une idée général, on décide d’écrire en « petit nègre », en insérant des inducteurs, qui ne sont autres que des mots-valises, pour changer ^^. Ces mots seront soulignés. Je dois dire que j’ai été assez inspirée par ce texte (le langage « petit nègre » me fut naturel :p, par contre le contenu a eu du mal à venir ^^).
On me demande de parler petit nègre, mais après tout, un petit nègre peut avoir fréquenté l’école. Je parlerai donc petit nègre étudiant. Dans lissoire, qui coule, tel un fleuve, depuis bien des années, on vit de nombreux « nègres » aller à l’école. Tenez, ceux qui ont écrit l’histoire d’une certaine Agatha, par exemple. Ils avaient peinturlupiné cette criminelle, et Dieu sait qu’ils en avaient eu, du mal ! Ils n’en dormaient plus… Et pourtant, ils sont parvenus, à dix petits nègres cultivés, à dépeindre le portrait d’une criminelle méthodique et réfléchie. Que dire de plus sur ces artistes de la plume ? Rien… Non, vraiment ! Nous aurions pu parler de leurs calsons, dont nous tairons la traduction afin de laisser votre imagination vagabonder en toute liberté, dans la forêt ou dans les plaines, en compagnie d’aniteurs ou d’aniproies, aussi nommées anictimes, au milieu de l’infini ou du vide sidéral… Mais nous nous égarons : revenons à nos aniteurs, ou plutôt à nos moutons. Mais nous n’avons pas de moutons. Et je n’ai plus rien à dire. Aussi, je ne dirai plus rien, et j’en ai terminé avec mes nègres.
Bon, comme vous le voyez, le contenu est un peu vide, mais ce n’est pas important, l’essentiel c’est que je suis parvenue à écrire alors que je n’avais strictement rien à dire ^^. La langue « petit nègre » a été, le plus souvent, détourné en « petit zozoteur » ou autres, mais je ne me rappelle pas de tout, à croire que les révisions sortent de la tête tout ce qui n’a pas trait au BAC ^^.
Pour la suite, nous faisons un simple logorallye (dont voici le principe, déjà énoncé en mars, pour ceux qui ne suivent pas : « Il s’agit d’écrire un texte en insérant des mots et des inducteurs au fur et à mesure, au rythme d’un mot toutes les deux minutes, mots que chaque participant donne l’un après l’autre. Les inducteurs seront soulignés. »). Cette fois, le premier inducteur, donc le mot de départ, est « tournesol ».
L’aigle planait, majestueux, loin, là-haut, proche du ciel et de l’Infini, proche du soleil. Le paysage défilait sous ses yeux émerveillés, ce paysage qu’il avait mille fois admiré, et qu’il admirait comme au premier jour : la mer, immense et somptueux miroir scintillant aux reflets changeants, d’or et d’argent, les champs de tournesol, ces myriades de petits soleils qui vivaient au sol, cherchant leur père du regard ; les grandes falaises sculptées par le temps, finement ciselées ; et puis, là-bas, tout là-bas, au faîte de l’une de ces falaises, un petit point immobile. L’aigle s’approcha, en douceur, planant toujours, ses larges ailes déployées, gracieuses. Le petit point s’approchait lentement, puis plus vite. Un enfant. C’était un enfant, ses lunettes déposées sur le sol. Il avait posé son regard azuréen sur le plumage chatoyant de l’aigle, semblait perdu dans des rêves profonds et magiques. Il ne faisait pas attention aux aiguilles qui se plantaient dans ses jambes, ne faisait attention qu’à l’Infini, il était bien. Et l’aigle était intrigué par cet enfant solitaire, loin des siens, qui lui faisait quelque peu penser à lui, l’aigle solitaire, qui évitait soigneusement les autres aigles, qui demeurait autant que possible loin des étourneaux et des goélands, ces oiseaux bruyants qui troublaient sa sérénité. Lui, l’aigle Royal, l’aigle solitaire, aimait mieux à vagabonder seul, des heures durant, des jours durant, à admirer la mer, les falaises ou les champs de coquelicots et, présentement, un enfant solitaire qui rêvait, proche du ciel. « Quelle transformation chez les hommes », songeait, étonné, notre splendide aigle. Et pourtant, de tous temps, les enfants des hommes avaient apprécié une certaine solitude, même momentanée. L’aigle aurait aimé aborder le petit garçon, et partager sa rêverie… Alors, il se posa en douceur près de lui, et leurs regards se croisèrent : l’un d’Or, l’autres d’Azur, et l’aigle et l’enfant partagèrent leurs rêves, leurs voyages. L’aigle put lire dans l’âme de l’enfant tout le « stress », comme on l’appelle, de la vie moderne : les voitures, ces monstres effrayants, le téléphone, animal au chant strident dénué de sens… Mais il y vit aussi de la poésie : une larme, peut-être, comme une perle de rosée perchée sur le doux pétale d’une rose… Des vagabondages merveilleux, et des rêves, enfin, à n’en plus finir. Alors, l’aigle baissa les yeux, comme pour saluer l’enfant, et reprit son envol, en silence. Car son voyage n’était pas terminé, et car il savait désormais qu’il avait un ami. Il pouvait repartir en paix.
>Pour la lecture de ces textes, nous avons appliqué des consignes de lectures, puis nous avons fait tourner ces consignes, de sorte que chaque personne a lu de deux manières différentes. La consigne que j’avais écrite, et qui fut appliquée par Dominique (aussi nommée Maman ^^) puis par Anne, était : Lire en déclamant, debout sur la table. Et je suis tombée sur Lire en se pinçant le nez, puis Lire en murmurant. Nous nous sommes rendus compte que dans la plupart des cas, la deuxième distribution était nettement meilleure, par hasard…
Après ce dernier texte, nous allons manger, et je profite de la moindre attente entre deux plats pour rejoindre mes livres, car j’ai toujours la sensation de ne pas avoir assez travaillé. ^^ Une fois le repas fini, on retourne à nos crayons. J’ai très sommeil, mais je ne me sens pas de les abandonner, déjà que j’ai du mal à entrer dans le stage, contrairement aux autres fois… Je crains que si je pars, demain j’aurai du mal à m’y remettre.
Cette fois, nous faisons un exercice qui m’a demandé beaucoup d’efforts. La première personne écrit au milieu de la feuille, puis la seconde en haut et en bas, puis au milieu entre deux phrases déjà écrites, et cætera. Bon, je sais, j’explique très mal, mais bon je ne peux faire mieux ^^ Voilà donc l’un des textes produits dans la soirée :
TROMPETTES : «/ Ah saperlipopette, ne confondez pas, je vous prie, lotus et princesse, nous sommes dans les montagnes de Chechuan, ici le lotus est un élément sacré, à prendre au sérieux, car symbole de longévité. /»/
Longévité mon œil, t’as vu ta tronche, plus que burinée / et tes fanons de vieux phoque libidineux. /
Bon, princesse, tu te mets en position, du Lotus, bien sûr, et on y va. /
On va où ? C’est quoi un lotus ?/
Un lotus c’est une fleur d’amour qui se mange d’un coup. /
La fleur de Lotus s’ouvrit pour la seconde fois, sous les yeux ébahis du peuple : ils avaient attendu cela depuis de nombreuses années. /
Certains, d’ailleurs, avaient littéralement séché sur pieds. / Dans les jardins alentours / de petits papillons voletaient dans les massifs d’hortensia et venaient parfois butiner les doigts de Marjorie. /
Vaut mieux que ce soit le lotus qui s’ouvre sous les yeux du peuple que la princesse, ça ferait désordre… / Dit Maestro Cipolla dans un grand bâillement. / Y en a qui ont des idées franchement douteuses. Une princesse, ça fait jamais désordre ! / Dit maître Capello. / (Je remarque au passage que depuis l’épisode du menhir, votre esprit est toujours aussi tordu !) / Maître Capello se trémoussa du fessier et fit les yeux doux à son lotus adoré qui s’était étendu langoureusement sur le lit / et commença à se dévêtir. / Et… (Censure) Le lotus s’ouvrit et / il en sortit une princesse dorée aux yeux de lumière avec des bracelets aux chevilles / et des gourmettes à tous les poignets. / Oui, sauf que le lotus est une technique Ninja… M’enfin bon…
Bon il faut dire que certains participants ont une fâcheuse tendance à vite détourner des textes ^^ Mais on ne leur en veut pas, ce sont des adultes, après tout ^^
Après ce petit délire collectif, nous décidons de clore la journée par un court texte partant sur « Bonsoir ». Je n’ai pas été supra inspirée, mais voici tout de même mon texte :
« Bonsoir… Etrange, comme mot. Un soir peut être beau, doux, frais, agréable, mais bon… Ou alors, la définition m’échappe ! », disait le petit enfant.
« Peu importe ! », répondit la maîtresse attentionnée. « C’est bonsoir, et c’est ainsi ! »
« Rooo… » Pensait la petite fille… Je n’arrive pas à écrire sur ce mot… Bonsoir… Seule la dérision me vient spontanément sur ce mot. Mais peu importe. Car mes paupières se font lourdes, et mon lit m’attend, et je dois réviser, et je vais dormir au lieu de cela. « Qu’est-ce que je n’aime pas ce que je viens d’écrire ! », écrivait la jeune fille, dépitée. « Espérons que la fleur de lotus de mon esprit s’ouvrira à nouveau au matin… »
Bon, je dis No Comment, mais après tout, les avis peuvent diverger ^^. A ce stade de la soirée, je commence à devenir végétale, et de toute façon, certains de nos hôtes ne restent pas pour la nuit, donc il est temps d’arrêter. Je vais donc me coucher, tandis que ceux qui restent vont profiter de la piscine.
Au matin, j’hésite encore à participer, mais Mum me convainc. Alors je retourne à mes feuilles, à mes crayons. Pour commencer la journée, Michel propose d’écrire une petite pensée du matin. Je ne suis pas du tout inspirée, une nouvelle fois, mais j’écris tout de même :
Au réveil, malaise… Eveil difficile, pensées embrumées, floues, diffuses. Envie d’écrire, certes, ces mots toujours plus beaux qui font mes rêves… Peur du retard, intrusion de ce malaise : Et le bac ? Quand le réviserai-je ? Il ne reste plus beaucoup de temps. Besoin de m’isoler dans des livres, d’apprendre, peur de ne pas être assez à la hauteur, de ne pas avoir assez travaillé, peut-être. Envie d’écrire, et peur d’écrire… Que c’est bon de retrouver cette feuille, et d’y tracer des mots, sans discontinuer… Ecrire.
Sans commentaire, je dirais.
Afin de continuer sur l’idée du petit nègre d’hier, nous décidons d’écrire dans notre propre langue, sur le thème de « la chasse aux papillons ». Cet exercice m’a plus inspiré que les autres, en tout cas, voilà ma production :
Li nélait mila, Y lléi peintiment, lilbo llé astallé, nala so. Y asto nin tu lilbo. Lùn crilait ponteulement, nùons vilaient to las. Falun lilnou leul llé bmaient. Si Y asto nin, si Y asto non, si Y asto tu lilbo, lilnou tell allé. Trac a let, ès verl, ès fan, chalaient os llé. Si Y chalai os Lùn, si Y tella nélai. Lilnou nélait tula, si lilnou leul, lilnou nùons si Lùn. Lilbo vilaient to las, si Y asto tu lilbo, si Y tella nélai. Y lilnou lilbo mùl.
J’hésite à vous donner la traduction, car ce texte n’est pas des plus passionnants, d’autant que nous n’avons pas eu les traductions des autres textes. A la limite, si la demande est grande, peut-être que je la mettrai, faut voir ^^ Enfin bref, je ne me rappelle plus les détails des autres textes, mais je crois que nous étions deux à avoir appliqué complètement la consigne (d’ailleurs j’ai adoré le texte de Jean-Pierre, mais je ne peux malheureusement pas vous le montrer… Quant aux autres textes, j’ai honte de le dire, mais je les ai oubliés…) Pour le dernier texte de la matinée, on fait une sorte de logorallye, mais seuls les styles sont donnés, ainsi que le thème de départ, qui est : les fourmis (les thèmes que j’avais proposés, dont l’un a été tiré au sort, étaient les fourmis, la rêverie, et… Le Johlimome ^^, que certains connaissent sans doute. Je mettrai ici les styles entre parenthèses :
(Style métaphorique) Sa cuirasse brillait, étincelait, reflétait les éclats vivaces et blessants du jour. Chevalière en croisade, elle chevauchait à pattes, consciente de devoir accomplir de grandes choses. Son épée herbeuse se tenait sur son dos, prête à être utilisée, dégainée. Et la fière chevalière courait, courait, (style très léger, presque envolé), du plus vite qu’elle pouvait, volait, presque, pour atteindre le ciel et les nuages, et l’infini qui s’étendait là-haut, loin, très loin. Et elle voyait, alentour, danser, gracieux, lilbo bleus, lilbo rouges, lilbo chatoyants, légers, si légers, et si loin… Elle sentait le vent caresser sa cuirasse de jais, le vent, cet ami frais et doux (Style « du nuage »), cet ami caressant, laineux, pourquoi pas… Une douceur laiteuse envahissait peu à peu l’âme et l’esprit de notre guerrière exilée, la transcendait. Volupté, sérénité, harmonie, prirent possession de son être, pureté, aussi. Elle se sentait plus près, soudain, des nuages, ces moutons immaculés qui dansaient au (Mots en –ing) firmaming. Et elle courait toujours, consing d’avoir de grandes choses à accomplir. Et ping à ping, elle vit, qui se rapprochait, la grande demeure de son peuple, la fourmilière. Elle n’avait pas failling à sa mission, elle avait réussing, elle avait ramené son épée herbeuse, un peu, très peu, certes, mais ses blessures l’excuseraient, de nourriture. Reine mère serait satisfaite. Fourmi était fière, elle avait réussing.
Bon ça se voit peut-être, mais j’ai eu beaucoup de mal avec la dernière consigne… ^^ Pas réussi à trouver des mots en ing (et pourtant, il en existe un paquet !) alors j’ai du inventer, et je dois dire que je trouve que ce n’est pas fameux ! M’enfin bon… ^^ Ce texte terminé, nous le lisons, le commentons, puis allons manger. Après le repas, quelqu’un propose de faire un texte passoire, sur le thème de l’amour vache. Pour info, un texte passoire est un texte dans lequel on laisse des trous avant de passer au voisin. Chacun a participé à deux textes. Je mettrai deux couleurs pour les deux personnes…
Il était là, dans un pré, seul, immobile, malheureux. Car celle qu’il aimait ne faisait pas attention à lui. Il ne l’aimait pas d’amour, bien sûr, sa vache laitière, mais plutôt d’un amour gamin, blanc et pur comme le lait, doux et soyeux. Et la vache, elle, dans son pré odorant, laissait courir au loin ses yeux langoureux…
Il passait de longues heures à ses côtés, attendant patiemment que sa rumination cesse et qu’elle pose son doux regard aux longs cils recourbés sur lui, le petit garçon à l’âme emplie d’un sombre désespoir : son aimée point ne l’aimait.
Ah ! La vache ! Que la vie était compliquée, comme il aurait aimé partir avec elle, par les chemins, au loin, seul avec elle… Une petite vache toute simple, au regard langoureux, aux baisers mouillés et doux, semblables aux baisers d’une limace…
S’il avait pu la convaincre de partir, tout aurait été plus simple. Il aurait voulu s’allonger à ses côtés, près de sa chaleur diffuse et réconfortante. Mais la réalité c’était que cette vache là aimait sa tranquillité. Un seul espoir lui était permis : c’est qu’un jour, vachement proche peut-être, elle ne décide de fuir, avant que les employés de l’abattoir ne viennent. Et alors, ce jour-là, il la suivrait, aux confins du monde…
Malheureusement je n’ai pas le deuxième auquel j’ai participé, mais bon ça ne fait rien. Pour la suite, nous cherchons des idées, tout en discutant et en dégustant des croquant fort goûteux ^^. Anne nous fait alors part de l’une de ses expériences. Ayant un texte à rendre de moins de deux pages, et ayant écrit plus de quatre pages, elle demande un jour à une personne de lui enlever des choses de sa production. Lorsque ce fut fait, elle s’est aperçue que tout ce qui avait été enlevé relevait de son style. Elle a donc enlevé elle-même des choses afin que le texte reste le sien. On décide donc de tenter cette expérience, en écrivant un texte sur Rien. Par la suite, notre coéquipier devait enlever des choses (mon mien était ma moman ^^) Ce qui a été enlevé sera entre crochets.
Le rien est immense. Le rien est tout, en réalité. Comme le vide sidéral n’est pas vide, [le rien] n’est pas rien. Telle était l’idée de [grands philosophes tels] Maître Capello. Selon lui, l’évocation, comme la pensée chez Descartes, impliquait l’être. Or le rien est évoqué. [Donc] il est. Mais [cependant], il n’est pas « rien ». Ce serait lâcheté [et simplicité que] de cantonner le rien à une sorte de vide, dénué de sens, [dénué] de vie ou de pensée. Si l’homme qui pense est, alors le vide est [aussi], et le rien de même. Je vous le dis. Mais il serait ridicule de définir le rien comme nous le faisons, et paradoxal. Car si le rien n’est rien, alors le rien n’est pas. Or, nous avons démontré que le rien est. Donc, le rien n’est pas rien. Ceci est une démonstration irréfutable et rigoureuse, que le plus habile [parleur] ne saurait contredire. Cette vérité est l’unique qui soit, [la plus véritable], la plus complète et la plus sérieuse. Descartes lui-même en rougirait de honte, et la communauté des philosophes voit, [depuis la mise au point de cette démonstration], en Maître Capello, un guide, un maître. C’est ainsi : que cela vous plaise ou non, Maître Capello est un « boss », [comme on dit], et le rien n’est pas rien.
Voilà. Je dois dire que je me suis bien amusée pour ce texte. Par contre, j’avoue que je n’ai pas trop aimé les modifications apportées à mon texte. Vous allez trouver que je suis égoïste, peut-être, mais que mes textes soient bien ou non, bien écrits, intéressants, ou pas, je ne supporte pas qu’on y retouche, je ne sais pas pourquoi… ^^ En plus, j’étais la seule à ne pas aimer les modifications, ça la fout un peu mal xD.
Malheureusement, nous nous rendons compte que l’heure du départ approche (du moins pour ceux qui partent, mais pour que le stage ait une fin, nous écrivons un dernier court texte, avec comme inducteur, le mot bascule, le titre d’un livre que Michel a amené.
Peu à peu, je bascule dans les mots qui pourtant semblaient se vouloir tarir. Feuille blanche qui lentement se noircit de mots. Feuille blanche… Peur au ventre. Peur de ne réussir à écrire, peur que ma passion m’abandonne. Peur que mon inspiration me délaisse, comme elle semble prendre plaisir à le faire depuis près d’une lune. Jubilation, plaisir d’écrire, d’écrire des mots maladroits, certes, mais des mots. Désir de retrouver enfin un flot continu de pensées, d’idées, puis de lettres, et de mots, un flot d’écrits. De mes écrits.
Ce texte final en dit un peu sur mon état d’esprit actuel vis-à-vis de l’écriture, je pense.
En tout cas, le stage se termine sur ces mots, et nous discutons un moment de divers sujets, avant de nous séparer, jusqu’à la prochaine fois, en septembre…
12:17
Écrit par © Amandine Remy
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16.06.2006
Passage
En tout cas, il devrait bientôt y avoir un nouveau message, qui n'est autre que le compte rendu du dernier stage d'écriture, qui a eu lieu la semaine dernière.
21:11
Écrit par © Amandine Remy
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29.04.2006
La mariée
Pourquoi avait-elle pensé que ce mariage serait pour elle le commencement d’une nouvelle vie ? Quelle folie en vérité que cette pensée ! La jeune fille aimait son amant comme une jeune fille aime son amant : de tout son cœur. Elle aimait profondément ses amis, qui pourtant étaient plutôt indifférents à son égard. Il lui arrivait parfois de demeurer de longues heures silencieuse, à attendre qu’enfin quelqu’un lui adresse la parole. Elle savait pertinemment que ses amis n’y étaient pour rien, qu’elle et elle seule était en cause, puisqu’elle avait trop peur de déranger. Que ses amis la trouvaient certainement étrange et la laissaient à sa solitude, pensant qu’elle aimait cette solitude.
Quand elle avait annoncé qu’elle allait se marier en « petit comité », comme on dit, tous lui demandèrent la date. Elle leur annonça avec joie, et leur dit qu’elle serait ravie de les voir ce jour-là, même si elle n’organisait pas réellement de fête. Ils lui avaient tous répondu qu’ils viendraient, que ce serait vraiment bien. Le jour du mariage, elle avait épousé son amant, comme c’était prévu depuis un an. Ils étaient peu nombreux. Il y avait elle, il y avait lui, le maire, et un ou deux amis du marié. La jeune fille avait attendu toute la journée, en vain. Ils avaient tous noté la date, ils avaient promis de venir. Aucun n’était venu. Aucun n’avait même téléphoné. Aucune lettre ne lui était parvenue. Rien. Le néant.
Alors le soir venu, elle s’était enfuie en pleurant, sous les moqueries gentilles de son mari –moqueries plutôt adressées aux amis de la mariée qu’à la mariée elle-même…- Elle avait couru jusqu’au parc municipal, sous la pluie. Ses chaussures avaient glissé, alors elle avait continué de courir, les pieds nus, ses larmes se mêlant à la pluie. Elle s’était effondrée sur un banc, et elle gisait là, attendant avec encore un peu d’espoir un message sur son téléphone portable, ou bien une heureuse apparition au coin du parc. Mais rien ne venait. Elle voulait hurler sa rage et sa haine, elle voulait arracher cette robe qui marqua un jour funeste. Elle voulait arracher ses cheveux d’or coiffés avec patience par sa mère adorée.
Elle demeura sur son banc, éplorée, jusqu’à la cessation de la pluie, jusqu’à la nuit. Puis elle se leva en silence, comme une ombre, et marcha, encore et encore, jusqu’à l’épuisement de ses forces et de sa rancœur. Alors, elle se retourna et vit le soleil qui allait se lever. C'était l'aube d'un jour nouveau. Un nouveau jour qui commençait.
15:03
Écrit par © Amandine Remy
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31.03.2006
La savante
Quand elle grandit, ces désirs s’intensifièrent, se développèrent, toujours plus. Et elle passa le plus clair de son temps à apprendre, à découvrir, à inventer. Elle voulait percer tous les mystères. Elle devint la plus grande étudiante de son temps, et nombreux étaient ceux qui la consultaient pour son savoir et sa sagesse.
Elle avait voulu tout connaître, et pourtant, au crépuscule de sa vie, elle n’avait découvert qu’une infime partie de toutes les connaissances que recelait le monde. Elle avait cherché, pourtant, les réponses à ses questions. Mais il y en avait trop, et la vie était bien trop courte. Pourtant, elle repensa à sa vie. Une vie passionnante, bien plus passionnante certainement que la plupart des vies. Une vie à la hauteur de ce qu’elle en avait attendu. Enfin pas tout à fait… Car elle s’était promis de tout connaître, et elle n’avait pas tout connu.
Mais elle avait compris quelque chose d’essentiel. Toujours elle avait cherché les connaissances, mais sans attendre trop de la vie. Elle avait accepté la vie comme elle était, mystérieuse, profonde, et courte. Et cela, elle ne l’avait compris que peu de temps avant ce jour, au crépuscule de sa vie. Jamais elle ne pourrait tout savoir, car elle était mortelle, et ce qu’elle pouvait faire n’était pas tout, mais bien le mieux qu’elle pouvait faire.
Heureuse de cette connaissance, elle avait enfin pu jouir de sa vie, jouir de toutes ses connaissances qui n’étaient pas tout mais qui étaient bien là, ancrées dans son esprit. Elle avait compris qu’elle était mortelle, et que c’était déjà beaucoup. Alors, riche de cette humilité nouvelle, et de cette compréhension, elle ferma les yeux et s’endormit. Elle n’avait pas tout connu, mais elle avait connu l’essentiel.
23:00
Écrit par © Amandine Remy
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26.03.2006
Printemps

20:57
Écrit par © Amandine Remy
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18.03.2006
Des mots, encore et encore
Stage d’écriture
25 et 26 Février 2006 à Mezel
Compte rendu
On attend un moment les retardataires, qui ne viennent pas. Leurs téléphones ne répondent pas. Alors on décide de commencer. On écrit donc sur l’attente. Je me dois de rappeler le principe de nos stages. On propose un ou plusieurs inducteurs, et puis on a un certains temps pour écrire. On peut faire apparaître ou non l’inducteur, on peut dépasser le temps, on peut écrire tout à fait quelque chose qui pour nous a un rapport mais qui n’en a aucun pour les autres. L’animateur écrit en même temps que nous, et lit son texte à la fin, comme tout participant. Et bien sûr, la règle la plus importante : il est très important de transgresser les règles si on le juge nécessaire.
Attente
Est-ce que je sais attendre ? Attendre l’Avenir, je le fais sans arrêt ! disait le petit garçon. J’attends le soleil quand il pleut, j’attends le printemps en hiver. La nuit, j’attends le jour pour m’éveiller. Mais sais-je attendre ? Je ne sais pas. Peut-être, qui sait ? Savoir attendre, qui sait ce que cela veut dire ? Attendrir, oui, je sais le faire. Attendre… Si je sais attendre, alors j’accepte le temps qui passe, je l’aime et le respecte. Alors oui, je sais attendre, je pense. Comme tout le monde… Non, comme moi. Et moi seul. J’attends comme un seul être le fait, puisque chaque être est unique. Et cet être, c’est moi. Voilà.
C’est au milieu de ce texte que les dernières arrivent. Elles se sont perdues en route. ^^ On accueille une nouvelle dans notre groupe, S. Elle est plutôt timide ou sensible, ou peut être les deux, mais le déroulement du stage l’aidera à se sentir un peu mieux. Il faut rappeler aussi que tout le monde se connaît, et que ce n’est pas toujours facile d’arriver dans un groupe déjà formé. A la lecture de ces textes, on remarque quelques idées récurrentes, notamment l’idée d’inattendu dans l’attente. Après la lecture de ces écrits sur l’attente, Michel propose donc d’écrire une petite présentation, intitulée : « Un petit bout de soi » (ou de soie, chacun l’entendant comme il le désire ;) )
Un petit bout de soi
Ils aiment à danser, s’entrelacer, et puis valser sans cesse, tous ensemble sur une musique jouée par eux, sur les touche d’un piano, autour d’un crayon, et puis tracer, tracer une histoire, ou une Histoire avec un grand H, et puis créer, mettre au monde, coucher sur le papier une vie, un personnage, une aventure, un monde. Ils aiment à tourbillonner sur un papier, transcrire et retranscrire encore des joies, des peurs, la mélancolie, une vie, ma vie. Et danser sur le noir, sur le blanc, sur le bois d’un piano, et aider l’espace tout entier, si c’est possible, à être envahi d’une mélodie sensible et harmonieuse, lyrique pourquoi pas. Ils se plaisent à caresser la douceur et la fraîcheur, et à sautiller sur le ventre rebondi d’un clavier, et puis choisir un chemin, une voie, ma voie, et recueillir la pluie au creux d’eux-mêmes. Oui, ils aiment tout cela, nombreuses sont leurs passions et pourtant, toujours ils restent froids, mes petits doigts encore un peu –et pour longtemps- enfantins.
On notera plusieurs textes traitant d’étoffes, oui oui il y a beaucoup de clowns dans notre groupe… Sinon, on s’est fait avoir par Jean Pierre, qui écrivit un texte sur un petit bout plus long que large et qu’il cachait… qui n’était autre qu’un grain de beauté ^^ Enfin bref c’était bien sympa.
Pour continuer le stage, on cherche des inducteurs, quand nos trois marseillais proposent « les sorcières ». Après tout, pourquoi pas. On propose un texte collectif. Le premier écrit une phrase puis passe au suivant, qui continue, pas forcément dans l’optique du premier. Au final, on obtiendra neuf textes. Les changements de personnes seront signalés par : /
La sorcière
Le vent dans les cheveux, les cheveux dans le vent, elle trônait, bien assise sur sa branche de sapin, vers le Sud, toujours vers le Sud, vers la guerre qui se préparait dans le lointain et grand royaume dirigé depuis des générations par la famille de l’antique Li. Elle faisait diligence, / le regard droit, alors que les sujets attendaient, elle réfléchissait. Le corps immobile, les yeux sombres sans que rien ne transparaisse d’autre. Elle resta là / immobile à toiser du regard ces imbéciles de sujets qui gobaient tout ce qu’elle disait, elle savait leur faire peur et obtenir tout ce qu’elle voulait d’eux. Elle s’était enrichie ainsi.
/ Cependant les années d’apprentissage l’avaient un peu aguerrie et notre belle et féroce jeune fille pouvait faire reculer les garçons d’un seul regard et parler aux crapauds et aux vipères dans leur langue flûtée et sifflotante… TSUIC… TSUIC… TUTU… TOUTOU… TSUIC… TSUIC…/
Et les vipères lui répondaient, dans leur langue, Sssalut, toi, sssa va ? Elles disaient parfois des méchancetés, les vipères, c’est la langue qui veut ça. Et puis les crapauds étaient pour elle une grande distraction : 4834, elle en avait embrassé 4834 et pas un prince charmant, quelle galère ! /
Quelle galère, pensa-t-elle ! Allait-elle finir vieille fille comme sa tante Xacorya, cette vieille sorcière ridée aux dents noires, au menton velu et aux formes très peu envoûtantes. Non, elle s’y refusait ! Désespérée, elle alla voir le vieux sage dans la montagne pour lui demander à quoi l’on pouvait reconnaître les crapauds susceptibles de se transformer en vrai prince charmant. /
Le vieux sage portant bien son nom, au nom de la sagesse, lui précisa qu’il ne passait pas son temps à réfléchir à cela. Le vieux sage médite non pas sur la transformation des crapauds en princes, mais sur l’essence de la vie, et ce qui relie la vie à l’univers. Recentrage sur l’essence, l’essentiel, / bref, des machins qui la gonflaient, la gonflaient, la gonflaient, et la transformèrent en grenouille qui voulut se faire plus grosse que le bœuf. Avant d’exploser, juste avant, arriva un crapaud qui lui dit l’aimer. Elle se dégonfla d’un coup et épousa son crapaud. C’était bien ce qu’elle voulait, non ?
Voilà ce petit texte qui tourne vite à la vinaigrette ^^, auquel (presque) tout le monde a participé, puisque S. a des blocages dans l’écriture au début du stage. Elle manque de confiance en elle. Pour continuer, Michel propose un Logorallye. Il s’agit d’écrire un texte en insérant des mots et des inducteurs au fur et à mesure, au rythme d’un mot toutes les deux minutes, mots que chaque participant donne l’un après l’autre. Les inducteurs seront soulignés. Les inducteurs de thème sont voyante, marc de café, « le maniaque était tapis derrière le mur », et le premier inducteur est réinsertion (comme vous le verrez, j’ai eu du mal à le caser xD)
Logorallye
Dans la petite chambre où ne filtrait qu’une faible lumière tamisée, la voyante était penchée sur la petite table. Elle cherchait dans le marc de café la vérité sur une énigme entendue quelques mois auparavant et dont elle ne parvenait pas à extraire le sens. Et cette énigme était tout simplement, et étrangement : « La réinsertion des pieuvres. » Cette phrase très courte, qui n’en était pas une, lui donnait beaucoup de difficultés. Dans l’obscurité grandissante, le marc de café prenait des allures inquiétantes. Et rien ne pouvait la rassurer. Car les craquements des planches, à l’étage, lui faisaient pressentir un drame. Une impression la tiraillait, l’obsédait : un maniaque était tapi derrière le mur, et sa foi et son don de clairvoyance ne la pourraient sauver, car elle savait que les maniaques ignoraient tout des Dix Commandements. Elle songeait avec inquiétude aux événements des derniers mois, qui avaient eu lieu juste là, dans sa rue. Des crimes horribles qui plus d’une fois, l’avaient fait défaillir. Des crimes perpétrés par un malade armé de machines infernales, sans aucun doute, puisque les corps étaient dans un état où il était difficile de les reconnaître. Et pourtant, on avait découvert que toutes les victimes étaient des voyantes. En regardant son vieux tableau au mur, qui représentait un dromadaire déambulant dans les dunes, elle repensa à son énigme : « la réinsertion des pieuvres ». Elle comprenait que la résolution de cette énigme était la clé si elle voulait mettre fin au carnage –et ainsi, sauver sa propre vie-…La jeune voyante reporta donc son attention sur son marc de café. Dans la chambre, les ombres se faisaient grandissantes et mouvantes, qui étaient à mille lieues de faire songer au Paradis. Le parfum de café se mêlait à un puissant et entêtant parfum de rose, pour intensifier l’impression de malaise qui se dégageait de la scène.
Soudain, les lampadaires s’éteignirent et la pénombre fut totale. L’histoire allait se répéter. La voyante se tassa dans un coin. Quelque part, un cri jaillit, se répercuta dans la nuit. C’était fini, pour ce soir, du moins. Il y avait encore un peu d’espoir de comprendre l’énigme, si compliquée fût-elle, en attendant l’attaque suivante.
Ces inducteurs ont donné lieu à des textes parfois philosophique, voire politiques, ou à des textes plus comiques –on ne citera pas xD- Pour finir la soirée, on se propose de faire un dernier texte. Chacun tire alors une phrase écrite par les soins d’un ami –qui vous veut du bien, selon le cas ^^-, qui devient l’inducteur. Mon inducteur était : Les sangliers sont lâchés.
« Les sangliers sont lâchés ! », je répète à maman, les yeux pétillants de joie, un large sourire aux lèvres. « Regarde, maman, regarde ! », je dis encore, « les chasseurs vont partir, la chasse commence ! » Maman semble tout aussi émerveillée que moi. Cette partie de chasse en pleine ville, cela fait un an qu’on l’attend avec impatience. Et pour cause : papa et papé y participent ensemble, il ont promis que cette fois, ils nous ramèneront un beau sanglier et qu’on fera la fête. Et je sais que cette fois, ils gagneront. Ils sont les plus forts.
« Regarde, maman », je continue, « Ils partent ! Cette fois, ça y est ! »
Les douze chasseurs, avec des cris tribaux, s’élancent à la poursuite des puissants animaux sauvages. Tous toisent papa et papé, avec leurs vieux fusils en mauvais état et leur chien déjà vieux. Mais j’ai confiance. Ils sont les plus forts, ils vont gagner.
Par rapport à ces textes, je ne peux vous en dire plus, car j’ai un petit trou de mémoire ^^ (oui je sais j’aurai du faire ce compte rendu bien plus tôt ! ^^) Après ce dernier texte, tout le monde va se coucher. La nuit ne fut pas très agréable, car la lune était bien visible et il n’y avait pas de volets, car les draps du lit étaient imprégnés d’une puissante odeur de cigarettes provenant certainement du bar, et car je dormais dans la chambre de mes parents (qui a dit qu’ils ronflaient ??^^) Au matin, on s’y remet juste après le petit déjeuner, par une petite pensée du matin.
Petite pensée du matin
Après une nuit agitée où la lumière blafarde de la nuit, où les bruits captèrent toute mon attention et empêchèrent mon sommeil, du moins en partie, je m’éveillai, éblouie par la clarté du jour. Puis peu à peu je m’éveillai tout à fait et la pensée fut au rendez-vous. Face à la montagne, je repensai au jour d’hier –et quel jour !-, peuplé de rires ou de réflexions sérieuses, d’attente et de sorcières. Ah qu’il est doux que de se retrouver face à une feuille, et que d’entendre les joyeux grattements des crayons sur le papier ! Ah qu’il est bon de se retrouver pour une nouvelle journée faite de plaisirs et de passion !
Comme certains pourront s’en douter, l’inducteur a donné lieu à quelques textes floraux, nous ne citerons toujours pas de noms… ^^ Etant donné les diverses discussions de chacun, à table notamment sur la cuisine, et sur le fait que les français sont les seuls à parler de cuisine à table, certains ont eu l’idée de faire une recette collective, en cadavre exquis. C'est-à-dire que chacun écrit une phrase puis cache en ne laissant qu’un mot apparaître et c’est au suivant de continuer. J’ai eu du mal à entrer dans ce texte, car les recettes ne sont pas ce que je préfère écrire, et car j’avais un peu de mal… Par exemple, quand ils disaient « maintenant on fait la préparation : marinage ou autres », pour moi c’était la cuisson, donc grâce à moi, chaque plat a du cuire une bonne douzaine de fois ^^. Mais passons. La phrase de départ était : « Mon père ramenait le lapin de la chasse ». Les différents changements seront marqués par /. Quand au phrases visibles pour le suivant, elles seront soulignées.
Mon père ramenait le lapin de la chasse et la pain chaude et c’était à moi de cuire la pinte et de hacher H et E le tout avec une hache noire / couverte de chair sanguinolente qui pendait, le maniaque, l’œil torve me regardait, là fixement, le hachoir noir prêt à déchiqueter mon cou : il voulait faire mariner du Giraud à la moutarde. / Mais la moutarde lui piquait le nez alors il décida de préparer une marinade avec du vin rouge. / Le lapin doit mijoter lentement. / Enfourner délicatement la préparation par petites syllabes que vous prendrez soin de bien détacher. Si vous n’avez pas de four adéquat, racontez n’importe quoi et vous pourrez peut être faire un four. Au bout de 5 minutes placez la préparation dans un moule à manquer « d’R ». / Tiens c’est cuit je crois dit Marinette à Paul, rhabille-toi il est temps que j’aille TASTER mes pommes de terre et surtout voir si le fenouil n’a pas coulé dans les brocolis pendant que le four refroidit COQUIN ! / Pour un peu plus de piment dans la vie, quelques morceaux de gingembre seront nécessaires pour revigorer ce fameux COQUIN ! Mais, un peu de corps rit Andre sera plus qu’utile pour le plus grand plaisir du consommateur. / Penser à la beauté du chef d’œuvre. Vu que nous ne sommes pas tous égaux face à la beauté, laissons nous aller à notre propre originalité. Attention, originalité ne signifie pas anarchie, non. Originalité au sens de « surprenez vos convives ». Voilez votre mets, non pas avec un drap mais cachez-en la partie la plus intime, son centre. Lâchez quelque chose en son centre qu’ils ne verront pas. / Sortir une langue étrangère pour la passer sur les babines du chien, prenez un couteau pêché du matin, taillez-vous une belle tranche de vie, portez à la bouche et croquez. Vous êtes étonné, abasourdi, surpris, normal, c’est un tout et rien.
Voilà pour la recette de cuisine, qui fut sujet de beaux éclats de rire… ^^ La matinée est passée vite, et on nous attend au restaurant. Alors on sort en vitesse, et après manger on va faire un tour au bord de la rivière, histoire de se détendre et de se rafraîchir. Puis on revient. Assez tard, il ne nous reste plus beaucoup de temps. Pour rester sur l’idée de cuisine, on commence avec une phrase, « saupoudrer les mets », et on écrit. A intervalles réguliers, une consigne viendra se greffer, à prendre comme on le souhaite. Les consignes seront entre parenthèses.
Saupoudrer les mets. Telle était la consigne de mon père. Mais quels mets ? Je n’en avais aucune idée. Ni aucune envie de les saupoudrer. Aussi, je sortais, et tant pis pour le festin qui se préparait dans les cuisines. Je préférais m’exalter dans les verdoyantes collines. (Milk Shaker) Les fleurs des écureuils chantaient à la gloire des forêts et ça m’aimait. Le ciel me regardait, fier et puissant, là haut, loin, très tout. J’impressionnais l’être et roulais les collines dans je. (Dévaliser) C’était ça que j’aimais, rien d’autre. J’aimais ne rien faire, encore et encore, la simplicité même. Regarder autour de moi, l’esprit vide, et puis (Porter à ébullition) m’envoler haut, très haut, vers les oiseaux, léger, si léger, une plume, un souffle d’air, même. Je planais, me perdais dans les méandres de mon esprit, aux confins de mon imagination. J’en oubliais (Lier) les parfums fins que je haïssais, qui me hissaient jusqu’au plus haut point de la douleur tandis que l’heure tournait, lente et méchante, qui prenait un malin plaisir à me faire défaillir, si possible. J’en oubliai ces niais de commis de cuisine, et…
(Flamber) La chaleur du moment m’envahissait, je sentais une chaleur diffuse prendre possession de mon être, qui montait, montait, toujours plus haut, toujours plus chaude, précise, présente, chaleur indicible, chaleur du bonheur, presque bouillante, presque douloureuse (Egayer) mais qui devint peu à peu des plus agréable. Un moineau soudain se mis à chanter, et son chant résonna dans toute la vallée, se mêla –curieusement- aux fleurs multicolores.
(Réduire)Et la magie s’amenuisa, diminua, lentement, doucement, puis de plus en plus vite. Pour un peu, à la vue de ce père autoritaire, elle allait s’annihiler, s’anéantir… (Reposer au soleil) Mais non, ce n’était qu’une illusion, père n’était pas là. L’oiseau chantait toujours, et la caresse du soleil sur mon visage était pur bonheur, et la douce chaleur de l’astre était toujours présente. (Réserver) Mais peu à peu le soleil redescendit à l’horizon, et je gardai mon plaisir pour le lendemain, je le réservai, là, au creux de mon âme, tranquille. Je rentrai donc au château, où personne n’avait remarqué mon absence. Oui, tout était parfait, les mets étaient prêts, saupoudrés d’escapade.
Je crois être la seule à avoir utilisé les inducteurs de cette manière, c'est-à-dire à écrire selon les consignes. Je pense que la plupart ont inséré des mots comme pour le logorallye. Mais à vrai dire, je n’en suis pas sûre. On remarque que l’heure du départ approche à une vitesse fulgurante, mais on ne veut pas terminer comme cela. Sur l’idée de clore, on se laisse un petit temps d’écriture, un dernier.
Clore
Je veux clore cette journée avec grâce, comme une fleur qui éclot, tout en douceur, tout en volupté, dans le calme. Je veux repenser à ces deux jours de passions et d’émotions, ne jamais les oublier, mais en garder une trace toujours, comme une empreinte délicate, comme une infime particule que je garderai en moi, en souvenir, infime et pourtant si plaisante et si présente ! Je veux clore, m’éloigner de cette cascade, de ce torrent de mots qui fait mon univers, mais que jamais je n’abandonnerai vraiment. Il en restera toujours un instant fixé, gravé dans mon esprit, là, tout près, juste devant mes yeux. Je veux clore ces instants si fragiles comme avec une clôture, pour ne pas qu’ils s’enfuient, et pourtant les laisser libres, moineaux si légers posés sur mon doigt.
Voilà, c’est fini pour ce superbe stage, on nettoie l’appartement, on se donne rendez-vous à Nîmes pour la prochaine fois (la plus belle ville du monde ^^), la veille même du bac… Puis on s’éloigne, dans l’obscurité naissante, laissant derrière nous ce village au parfum de mots.J'attends vos commentaires ^^ !!
17:07
Écrit par © Amandine Remy
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11.03.2006
Le printemps des auteurs
23:16
Écrit par © Amandine Remy
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13:11
Écrit par © Amandine Remy
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En tout, cent onze manuscrit ont été envoyés, dont quarante et un dans la catégorie « Les stylos bille rebelles lycéens » (lol ce nom ça m’éclate !)
Le jury était composé d’élus volontaires, qui sont, comme chacun sait, très calés en littérature, de professeurs et de documentalistes. Les prix ont été remis par l’écrivain Frédérique Hebrard, venue à Nîmes pour l’occasion. Les prix étaient constitués d’un tableau du peintre Michel Tombereau et d’un livre de photos sur la garrigue.
Et dans la catégorie « Les stylos billes rebelles lycéens » (lol), le lauréat était…..
Super, non ?
En tout cas on va être tous les cinq (les lauréats des cinq catégories) publiés dans le journal de Nîmes métropole et dans un reccueil qui va être distribué dans les bibliothèques, les écoles, les collèges et les lycées. Je vais être célèbre ^^
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03.03.2006
Méditation
Mais peu à peu, je me sens frêle, oppressée par quelque force que je ne puis soutenir. Au milieu de cette immensité et de cette intensité, je me sens si fragile, si insignifiante… Là-bas, les montagnes se dressent, imposantes. Et tout ce bleu qui m’irradie et me blesse de sa profonde beauté ! Douleur lancinante et pourtant si délicieuse ! Je lutte mais je me sens défaillir. Je voudrai crier, hurler au monde ma présence, mais non, c’est trop. Je ne le puis. Qu’aurai-je donc à dire, moi, simple mortelle ? Seuls des murmures parviennent à franchir le seuil de mes lèvres. Je n’ose troubler le calme reposant de cette belle journée.
Peu à peu, le soleil se mue en une couronne rousse derrière les montagnes, qui, bientôt, disparaît. Et je demeure là, les genoux contre ma poitrine, témoin silencieux qui contemple l’Infini et se brise peu à peu.
Alors consciente enfin de ma condition, et riche d’une humilité nouvelle, je me lève et repars, prête à murmurer mon expérience aux Hommes.
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