09.04.2005
Un monde

Pourquoi ces personnes oseraient-elles séparer ceux qui s’aiment ? De quel droit ? Pourquoi deux amants, deux frères, deux amis, ne pourraient-ils se voir à loisir et au moment où ils le décident ? Pourquoi certains auraient-ils le droit de leur imposer le silence ? Comment ces deux personnes pourraient-elles l’accepter ? Parce qu’ainsi va la vie ? Parce que ces deux personnes ne sont que deux êtres perdus dans un monde de fous ?
Pourquoi une mère devrait-elle être séparée de son enfant des années durant ? Parce que deux chefs l’auraient décidé ? Parce qu’ils aspireraient au pouvoir, ils décideraient et contrôleraient la vie de cette enfant ? Parce que les enfants grandissent et finissent par quitter le nid familial ? Parce que cette enfant n’a plus rien à apprendre de sa mère ? Parce qu’elles ne s’aiment plus ?
Et pourtant, ce n’est pas ainsi que va la vie… Les mères ont toujours quelque chose à apprendre à leurs enfants… Cette mère et sa fille s’aiment.
Les amants s’aiment. Les frères s’aiment.
Les hommes sont libres. Libres de leur vie, de leurs paroles, de leurs pensées. Libres de se voir, de se réunir, de s'aimer tout simplement.
Et pourtant, la loi qui règne dans le monde que je vous décris, ce monde issu de mon imagination, est celle de l’argent, et non celle de l’amour, de l’amitié ou de la nature… Les chefs ont toujours le dernier mot, les amants n’ont qu’à s’adapter à leur situation… La mère n’a qu’à oublier sa fille… Dans ce monde, les frères n’ont pas à s’aimer… Ils ont juste à se taire et à écouter ceux qui parlent, tels des petits enfants qui écouteraient la leçon d’un professeur…
Dans ce monde, seuls les puissants ont le droit d’avoir une famille, des amis, des frères. Eux seuls peuvent partir lorsqu’ils le désirent, afin de voir ces parents. Et eux seuls enfin peuvent donner une autorisation.
Ici l’amour est la marchandise la plus chère qui soit. Il faut un permis pour s’aimer, un permis que l’on demande au chef de l’état en personne, qui n’a aucun intérêt à vous en délivrer un.
Mais où se trouve ce monde si horrible, existe-t-il seulement, quelque part ? Au fond de mon imagination… Et pourtant, à en voir certains, on pourrait parfois se demander… Pourquoi pas ici, aujourd’hui ? Ce monde est-il le nôtre ? C’est un monde gris et froid, un monde où le confort des puissants est plus important que la survie des autres, un monde… A vous de voir.
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Ma Zouzou je t'aime et je sais que c'est pas ta faute... J'espère que tu pourras venir en Juin... Tu me manques trop...
00:05 Écrit par Lya Remy dans Prose | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note |
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Commentaires
Viouu! Ca a l'air si simple comme ça!
Si seuleument un amant n'était qu'aimé par une seule personne...
Si seuleument la mère et la fille avait tout le temps qq chose à ce dire...
Si seuleument on était capable de vivre sans contraintes, donc sans lois....
Mais avec des "si", on mettrait Lutèce en bouteille : D
Écrit par : Malorien | 16.10.2005
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