04.09.2005

1er Pas

(Désolée pour la typographie, elle est un peu plus compliquée...)

1er Pas


Au lendemain de la neige
après quoi
s'enferme la nuit
s'enferment nos jours après quoi
nos empreintes s'enfoncent
plus bas
plus bas
nous avançons
en spirale


Reprendre haleine
dans la concavité la neige


serrée en amas de nuit
bercer les pierres du monde
que soulève ton souffle


qui tombe
puis tombe
puis tombe
/tombe
/tombe
tombe
Immobile
à distance


S'enferme la neige en amas de blancs flocons de vide
resserré, immobile, plus près maintenant, plus près encore,
comme un poing serré et de vide maintenant


Immobile
de ce mot


figé, vers toi se dirige immobile, s'agrandit, tout autour
du blanc, blanc, ricoche blanc, blanc te dirige, te fige dans
un mot sans plus de sens


Sur la peau de nos yeux
s'enferme le blanc
tourne l'abîme du vide
incolore
et nous passons dans ce vide oubliant
passons oubliant de refermer nos paupières


Au lendemain de reprendre haleine

tombe
à distance
s'enferme la neige, l'heure vient, s'approche immobile
s'agrandit au-delà de nos yeux
et nous tanguons dans ce vide oubliant
la vérité blanche oubliante de ce froid


(Laurent Stragier)

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