18.03.2006

Des mots, encore et encore





Stage d’écriture
25 et 26 Février 2006 à Mezel
Compte rendu


C’est par une belle après midi que nous arrivons à Mezel, petit village aux alentours de Digne, près des Mées, ces splendides sculptures naturelles. (Dommage pour vous, je ne parviens pas à trouver d’image sur le Net… ^^) On pose nos sacs dans nos chambres, puis on se retrouve dans un petit appartement de l’hôtel, mis à notre disposition. C’est un petit appartement très sympa, bien qu’un peu froid… On espère que le chauffage sera plus efficace que la dernière fois, mais ça a l’air en tout cas…

On attend un moment les retardataires, qui ne viennent pas. Leurs téléphones ne répondent pas. Alors on décide de commencer. On écrit donc sur l’attente. Je me dois de rappeler le principe de nos stages. On propose un ou plusieurs inducteurs, et puis on a un certains temps pour écrire. On peut faire apparaître ou non l’inducteur, on peut dépasser le temps, on peut écrire tout à fait quelque chose qui pour nous a un rapport mais qui n’en a aucun pour les autres. L’animateur écrit en même temps que nous, et lit son texte à la fin, comme tout participant. Et bien sûr, la règle la plus importante : il est très important de transgresser les règles si on le juge nécessaire.

Attente
Est-ce que je sais attendre ? Attendre l’Avenir, je le fais sans arrêt ! disait le petit garçon. J’attends le soleil quand il pleut, j’attends le printemps en hiver. La nuit, j’attends le jour pour m’éveiller. Mais sais-je attendre ? Je ne sais pas. Peut-être, qui sait ? Savoir attendre, qui sait ce que cela veut dire ? Attendrir, oui, je sais le faire. Attendre… Si je sais attendre, alors j’accepte le temps qui passe, je l’aime et le respecte. Alors oui, je sais attendre, je pense. Comme tout le monde… Non, comme moi. Et moi seul. J’attends comme un seul être le fait, puisque chaque être est unique. Et cet être, c’est moi. Voilà.

C’est au milieu de ce texte que les dernières arrivent. Elles se sont perdues en route. ^^ On accueille une nouvelle dans notre groupe, S. Elle est plutôt timide ou sensible, ou peut être les deux, mais le déroulement du stage l’aidera à se sentir un peu mieux. Il faut rappeler aussi que tout le monde se connaît, et que ce n’est pas toujours facile d’arriver dans un groupe déjà formé. A la lecture de ces textes, on remarque quelques idées récurrentes, notamment l’idée d’inattendu dans l’attente. Après la lecture de ces écrits sur l’attente, Michel propose donc d’écrire une petite présentation, intitulée : « Un petit bout de soi » (ou de soie, chacun l’entendant comme il le désire ;) )

Un petit bout de soi
Ils aiment à danser, s’entrelacer, et puis valser sans cesse, tous ensemble sur une musique jouée par eux, sur les touche d’un piano, autour d’un crayon, et puis tracer, tracer une histoire, ou une Histoire avec un grand H, et puis créer, mettre au monde, coucher sur le papier une vie, un personnage, une aventure, un monde. Ils aiment à tourbillonner sur un papier, transcrire et retranscrire encore des joies, des peurs, la mélancolie, une vie, ma vie. Et danser sur le noir, sur le blanc, sur le bois d’un piano, et aider l’espace tout entier, si c’est possible, à être envahi d’une mélodie sensible et harmonieuse, lyrique pourquoi pas. Ils se plaisent à caresser la douceur et la fraîcheur, et à sautiller sur le ventre rebondi d’un clavier, et puis choisir un chemin, une voie, ma voie, et recueillir la pluie au creux d’eux-mêmes. Oui, ils aiment tout cela, nombreuses sont leurs passions et pourtant, toujours ils restent froids, mes petits doigts encore un peu –et pour longtemps- enfantins.

On notera plusieurs textes traitant d’étoffes, oui oui il y a beaucoup de clowns dans notre groupe… Sinon, on s’est fait avoir par Jean Pierre, qui écrivit un texte sur un petit bout plus long que large et qu’il cachait… qui n’était autre qu’un grain de beauté ^^ Enfin bref c’était bien sympa.
Pour continuer le stage, on cherche des inducteurs, quand nos trois marseillais proposent « les sorcières ». Après tout, pourquoi pas. On propose un texte collectif. Le premier écrit une phrase puis passe au suivant, qui continue, pas forcément dans l’optique du premier. Au final, on obtiendra neuf textes. Les changements de personnes seront signalés par : /

La sorcière
Le vent dans les cheveux, les cheveux dans le vent, elle trônait, bien assise sur sa branche de sapin, vers le Sud, toujours vers le Sud, vers la guerre qui se préparait dans le lointain et grand royaume dirigé depuis des générations par la famille de l’antique Li. Elle faisait diligence, / le regard droit, alors que les sujets attendaient, elle réfléchissait. Le corps immobile, les yeux sombres sans que rien ne transparaisse d’autre. Elle resta là / immobile à toiser du regard ces imbéciles de sujets qui gobaient tout ce qu’elle disait, elle savait leur faire peur et obtenir tout ce qu’elle voulait d’eux. Elle s’était enrichie ainsi.
/ Cependant les années d’apprentissage l’avaient un peu aguerrie et notre belle et féroce jeune fille pouvait faire reculer les garçons d’un seul regard et parler aux crapauds et aux vipères dans leur langue flûtée et sifflotante… TSUIC… TSUIC… TUTU… TOUTOU… TSUIC… TSUIC…/
Et les vipères lui répondaient, dans leur langue, Sssalut, toi, sssa va ? Elles disaient parfois des méchancetés, les vipères, c’est la langue qui veut ça. Et puis les crapauds étaient pour elle une grande distraction : 4834, elle en avait embrassé 4834 et pas un prince charmant, quelle galère ! /
Quelle galère, pensa-t-elle ! Allait-elle finir vieille fille comme sa tante Xacorya, cette vieille sorcière ridée aux dents noires, au menton velu et aux formes très peu envoûtantes. Non, elle s’y refusait ! Désespérée, elle alla voir le vieux sage dans la montagne pour lui demander à quoi l’on pouvait reconnaître les crapauds susceptibles de se transformer en vrai prince charmant. /
Le vieux sage portant bien son nom, au nom de la sagesse, lui précisa qu’il ne passait pas son temps à réfléchir à cela. Le vieux sage médite non pas sur la transformation des crapauds en princes, mais sur l’essence de la vie, et ce qui relie la vie à l’univers. Recentrage sur l’essence, l’essentiel, / bref, des machins qui la gonflaient, la gonflaient, la gonflaient, et la transformèrent en grenouille qui voulut se faire plus grosse que le bœuf. Avant d’exploser, juste avant, arriva un crapaud qui lui dit l’aimer. Elle se dégonfla d’un coup et épousa son crapaud. C’était bien ce qu’elle voulait, non ?

Voilà ce petit texte qui tourne vite à la vinaigrette ^^, auquel (presque) tout le monde a participé, puisque S. a des blocages dans l’écriture au début du stage. Elle manque de confiance en elle. Pour continuer, Michel propose un Logorallye. Il s’agit d’écrire un texte en insérant des mots et des inducteurs au fur et à mesure, au rythme d’un mot toutes les deux minutes, mots que chaque participant donne l’un après l’autre. Les inducteurs seront soulignés. Les inducteurs de thème sont voyante, marc de café, « le maniaque était tapis derrière le mur », et le premier inducteur est réinsertion (comme vous le verrez, j’ai eu du mal à le caser xD)

Logorallye
Dans la petite chambre où ne filtrait qu’une faible lumière tamisée, la voyante était penchée sur la petite table. Elle cherchait dans le marc de café la vérité sur une énigme entendue quelques mois auparavant et dont elle ne parvenait pas à extraire le sens. Et cette énigme était tout simplement, et étrangement : « La réinsertion des pieuvres. » Cette phrase très courte, qui n’en était pas une, lui donnait beaucoup de difficultés. Dans l’obscurité grandissante, le marc de café prenait des allures inquiétantes. Et rien ne pouvait la rassurer. Car les craquements des planches, à l’étage, lui faisaient pressentir un drame. Une impression la tiraillait, l’obsédait : un maniaque était tapi derrière le mur, et sa foi et son don de clairvoyance ne la pourraient sauver, car elle savait que les maniaques ignoraient tout des Dix Commandements. Elle songeait avec inquiétude aux événements des derniers mois, qui avaient eu lieu juste là, dans sa rue. Des crimes horribles qui plus d’une fois, l’avaient fait défaillir. Des crimes perpétrés par un malade armé de machines infernales, sans aucun doute, puisque les corps étaient dans un état où il était difficile de les reconnaître. Et pourtant, on avait découvert que toutes les victimes étaient des voyantes. En regardant son vieux tableau au mur, qui représentait un dromadaire déambulant dans les dunes, elle repensa à son énigme : « la réinsertion des pieuvres ». Elle comprenait que la résolution de cette énigme était la clé si elle voulait mettre fin au carnage –et ainsi, sauver sa propre vie-…La jeune voyante reporta donc son attention sur son marc de café. Dans la chambre, les ombres se faisaient grandissantes et mouvantes, qui étaient à mille lieues de faire songer au Paradis. Le parfum de café se mêlait à un puissant et entêtant parfum de rose, pour intensifier l’impression de malaise qui se dégageait de la scène.
Soudain, les lampadaires s’éteignirent et la pénombre fut totale. L’histoire allait se répéter. La voyante se tassa dans un coin. Quelque part, un cri jaillit, se répercuta dans la nuit. C’était fini, pour ce soir, du moins. Il y avait encore un peu d’espoir de comprendre l’énigme, si compliquée fût-elle, en attendant l’attaque suivante.

Ces inducteurs ont donné lieu à des textes parfois philosophique, voire politiques, ou à des textes plus comiques –on ne citera pas xD- Pour finir la soirée, on se propose de faire un dernier texte. Chacun tire alors une phrase écrite par les soins d’un ami –qui vous veut du bien, selon le cas ^^-, qui devient l’inducteur. Mon inducteur était : Les sangliers sont lâchés.

« Les sangliers sont lâchés ! », je répète à maman, les yeux pétillants de joie, un large sourire aux lèvres. « Regarde, maman, regarde ! », je dis encore, « les chasseurs vont partir, la chasse commence ! » Maman semble tout aussi émerveillée que moi. Cette partie de chasse en pleine ville, cela fait un an qu’on l’attend avec impatience. Et pour cause : papa et papé y participent ensemble, il ont promis que cette fois, ils nous ramèneront un beau sanglier et qu’on fera la fête. Et je sais que cette fois, ils gagneront. Ils sont les plus forts.
« Regarde, maman », je continue, « Ils partent ! Cette fois, ça y est ! »
Les douze chasseurs, avec des cris tribaux, s’élancent à la poursuite des puissants animaux sauvages. Tous toisent papa et papé, avec leurs vieux fusils en mauvais état et leur chien déjà vieux. Mais j’ai confiance. Ils sont les plus forts, ils vont gagner.

Par rapport à ces textes, je ne peux vous en dire plus, car j’ai un petit trou de mémoire ^^ (oui je sais j’aurai du faire ce compte rendu bien plus tôt ! ^^) Après ce dernier texte, tout le monde va se coucher. La nuit ne fut pas très agréable, car la lune était bien visible et il n’y avait pas de volets, car les draps du lit étaient imprégnés d’une puissante odeur de cigarettes provenant certainement du bar, et car je dormais dans la chambre de mes parents (qui a dit qu’ils ronflaient ??^^) Au matin, on s’y remet juste après le petit déjeuner, par une petite pensée du matin.

Petite pensée du matin
Après une nuit agitée où la lumière blafarde de la nuit, où les bruits captèrent toute mon attention et empêchèrent mon sommeil, du moins en partie, je m’éveillai, éblouie par la clarté du jour. Puis peu à peu je m’éveillai tout à fait et la pensée fut au rendez-vous. Face à la montagne, je repensai au jour d’hier –et quel jour !-, peuplé de rires ou de réflexions sérieuses, d’attente et de sorcières. Ah qu’il est doux que de se retrouver face à une feuille, et que d’entendre les joyeux grattements des crayons sur le papier ! Ah qu’il est bon de se retrouver pour une nouvelle journée faite de plaisirs et de passion !

Comme certains pourront s’en douter, l’inducteur a donné lieu à quelques textes floraux, nous ne citerons toujours pas de noms… ^^ Etant donné les diverses discussions de chacun, à table notamment sur la cuisine, et sur le fait que les français sont les seuls à parler de cuisine à table, certains ont eu l’idée de faire une recette collective, en cadavre exquis. C'est-à-dire que chacun écrit une phrase puis cache en ne laissant qu’un mot apparaître et c’est au suivant de continuer. J’ai eu du mal à entrer dans ce texte, car les recettes ne sont pas ce que je préfère écrire, et car j’avais un peu de mal… Par exemple, quand ils disaient « maintenant on fait la préparation : marinage ou autres », pour moi c’était la cuisson, donc grâce à moi, chaque plat a du cuire une bonne douzaine de fois ^^. Mais passons. La phrase de départ était : « Mon père ramenait le lapin de la chasse ». Les différents changements seront marqués par /. Quand au phrases visibles pour le suivant, elles seront soulignées.

Mon père ramenait le lapin de la chasse et la pain chaude et c’était à moi de cuire la pinte et de hacher H et E le tout avec une hache noire / couverte de chair sanguinolente qui pendait, le maniaque, l’œil torve me regardait, là fixement, le hachoir noir prêt à déchiqueter mon cou : il voulait faire mariner du Giraud à la moutarde. / Mais la moutarde lui piquait le nez alors il décida de préparer une marinade avec du vin rouge. / Le lapin doit mijoter lentement. / Enfourner délicatement la préparation par petites syllabes que vous prendrez soin de bien détacher. Si vous n’avez pas de four adéquat, racontez n’importe quoi et vous pourrez peut être faire un four. Au bout de 5 minutes placez la préparation dans un moule à manquer « d’R ». / Tiens c’est cuit je crois dit Marinette à Paul, rhabille-toi il est temps que j’aille TASTER mes pommes de terre et surtout voir si le fenouil n’a pas coulé dans les brocolis pendant que le four refroidit COQUIN ! / Pour un peu plus de piment dans la vie, quelques morceaux de gingembre seront nécessaires pour revigorer ce fameux COQUIN ! Mais, un peu de corps rit Andre sera plus qu’utile pour le plus grand plaisir du consommateur. / Penser à la beauté du chef d’œuvre. Vu que nous ne sommes pas tous égaux face à la beauté, laissons nous aller à notre propre originalité. Attention, originalité ne signifie pas anarchie, non. Originalité au sens de « surprenez vos convives ». Voilez votre mets, non pas avec un drap mais cachez-en la partie la plus intime, son centre. Lâchez quelque chose en son centre qu’ils ne verront pas. / Sortir une langue étrangère pour la passer sur les babines du chien, prenez un couteau pêché du matin, taillez-vous une belle tranche de vie, portez à la bouche et croquez. Vous êtes étonné, abasourdi, surpris, normal, c’est un tout et rien.

Voilà pour la recette de cuisine, qui fut sujet de beaux éclats de rire… ^^ La matinée est passée vite, et on nous attend au restaurant. Alors on sort en vitesse, et après manger on va faire un tour au bord de la rivière, histoire de se détendre et de se rafraîchir. Puis on revient. Assez tard, il ne nous reste plus beaucoup de temps. Pour rester sur l’idée de cuisine, on commence avec une phrase, « saupoudrer les mets », et on écrit. A intervalles réguliers, une consigne viendra se greffer, à prendre comme on le souhaite. Les consignes seront entre parenthèses.

Saupoudrer les mets. Telle était la consigne de mon père. Mais quels mets ? Je n’en avais aucune idée. Ni aucune envie de les saupoudrer. Aussi, je sortais, et tant pis pour le festin qui se préparait dans les cuisines. Je préférais m’exalter dans les verdoyantes collines. (Milk Shaker) Les fleurs des écureuils chantaient à la gloire des forêts et ça m’aimait. Le ciel me regardait, fier et puissant, là haut, loin, très tout. J’impressionnais l’être et roulais les collines dans je. (Dévaliser) C’était ça que j’aimais, rien d’autre. J’aimais ne rien faire, encore et encore, la simplicité même. Regarder autour de moi, l’esprit vide, et puis (Porter à ébullition) m’envoler haut, très haut, vers les oiseaux, léger, si léger, une plume, un souffle d’air, même. Je planais, me perdais dans les méandres de mon esprit, aux confins de mon imagination. J’en oubliais (Lier) les parfums fins que je haïssais, qui me hissaient jusqu’au plus haut point de la douleur tandis que l’heure tournait, lente et méchante, qui prenait un malin plaisir à me faire défaillir, si possible. J’en oubliai ces niais de commis de cuisine, et…
(Flamber) La chaleur du moment m’envahissait, je sentais une chaleur diffuse prendre possession de mon être, qui montait, montait, toujours plus haut, toujours plus chaude, précise, présente, chaleur indicible, chaleur du bonheur, presque bouillante, presque douloureuse (Egayer) mais qui devint peu à peu des plus agréable. Un moineau soudain se mis à chanter, et son chant résonna dans toute la vallée, se mêla –curieusement- aux fleurs multicolores.
(Réduire)Et la magie s’amenuisa, diminua, lentement, doucement, puis de plus en plus vite. Pour un peu, à la vue de ce père autoritaire, elle allait s’annihiler, s’anéantir… (Reposer au soleil) Mais non, ce n’était qu’une illusion, père n’était pas là. L’oiseau chantait toujours, et la caresse du soleil sur mon visage était pur bonheur, et la douce chaleur de l’astre était toujours présente. (Réserver) Mais peu à peu le soleil redescendit à l’horizon, et je gardai mon plaisir pour le lendemain, je le réservai, là, au creux de mon âme, tranquille. Je rentrai donc au château, où personne n’avait remarqué mon absence. Oui, tout était parfait, les mets étaient prêts, saupoudrés d’escapade.

Je crois être la seule à avoir utilisé les inducteurs de cette manière, c'est-à-dire à écrire selon les consignes. Je pense que la plupart ont inséré des mots comme pour le logorallye. Mais à vrai dire, je n’en suis pas sûre. On remarque que l’heure du départ approche à une vitesse fulgurante, mais on ne veut pas terminer comme cela. Sur l’idée de clore, on se laisse un petit temps d’écriture, un dernier.

Clore
Je veux clore cette journée avec grâce, comme une fleur qui éclot, tout en douceur, tout en volupté, dans le calme. Je veux repenser à ces deux jours de passions et d’émotions, ne jamais les oublier, mais en garder une trace toujours, comme une empreinte délicate, comme une infime particule que je garderai en moi, en souvenir, infime et pourtant si plaisante et si présente ! Je veux clore, m’éloigner de cette cascade, de ce torrent de mots qui fait mon univers, mais que jamais je n’abandonnerai vraiment. Il en restera toujours un instant fixé, gravé dans mon esprit, là, tout près, juste devant mes yeux. Je veux clore ces instants si fragiles comme avec une clôture, pour ne pas qu’ils s’enfuient, et pourtant les laisser libres, moineaux si légers posés sur mon doigt.

Voilà, c’est fini pour ce superbe stage, on nettoie l’appartement, on se donne rendez-vous à Nîmes pour la prochaine fois (la plus belle ville du monde ^^), la veille même du bac… Puis on s’éloigne, dans l’obscurité naissante, laissant derrière nous ce village au parfum de mots.

J'attends vos commentaires ^^ !!

17:07 Écrit par Lya Remy dans Divers | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note |  Facebook |

Commentaires

... Bon il m'aura fallu un peu de temps pour le lire, c'est pas ma faute si on me sollicite autant. lol
Tout ça pour dire que tout ces textes sont très interessant, drôle, triste ou autre, ils me plaisent.

Écrit par : lilis | 20.03.2006

l **Quelle galère, pensa-t-elle ! Allait-elle finir vieille fille comme sa tante Xacorya, cette vieille sorcière ridée aux dents noires, au menton velu et aux formes très peu envoûtantes. Non, elle s’y refusait ! Désespérée, elle alla voir le vieux sage dans la montagne pour lui demander à quoi l’on pouvait reconnaître les crapauds susceptibles de se transformer en vrai prince charmant. /**
Jme trompe ou c'est toi qui a écris ce passage? (en tout cas, cette écriture me rappelle la tienne..fin bref)

Sinon, textes sympas, ça avait l'air marrant et interessant, et pt'etre un peu trop court...bon, désolé, je l'avou, mais j'ai pas trop suivit le texte sur la cuisine.. non pas que ça me captivais pas, mais bon, moi, la cusine, a part les oeufs aux plats (tjrs cramé:/) et les pâtes... xD

C'est marrant, on retrouve dans les 2 exercices ou chacun écris une phrase certains styles bien reconnaissable, jpense en identifier 3 (dont le tien^^).
A oui, dernière chose, ton dernier texte "Clore" est très réussi je trouve :)

Écrit par : Malorien | 21.03.2006

... Merci pour vos commentaires !
Quitte à décevoir Malorien, eh bien non, ce n'est pas moi qui ai écrit ce passage. J'ai écrit la première phrase du texte... ^^
(Merci pour Clore ^_^' )
Bonne soirée !

Écrit par : G. | 21.03.2006

bis Bon alors mon premier commentaire n'est jamais arrivé à bon port donc je recommence.
Tout d'abord tes textes sont superbes et la façon dont tu as travaillé le texte (saupoudrer les mets) j'ai trouvé ça très original.
Dans les textes partagés je me suis régalée à retrouver un peu de chacun de tes compagnons (et miens dans un autre temps) j'ai presque eu la sensation de reparticiper à l'atelier.
Ça avait effectivement l'air court mais c'est ainsi les bonnes choses ont toujours une fin, sinon on ne pourrait plus les appeler les bonnes choses ça deviendrait juste la routine.
J'adore, J'adore.

Écrit par : Zouzou | 22.03.2006

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